Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant de Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure

Célébrons le 8 Mai

Nous n’aurons de cesse, de souligner l’importance historique du 8 mai 1945. Comme de nombreuses cérémonies officielles, la journée du 8 mai est de plus en plus souvent détournée de sa signification profonde. Par exemple, sont décorés à cette occasion des militaires pour des actes qui n’ont rien à voir avec le 8 mai et parfois même en totale contradiction avec les valeurs que représente cette journée anniversaire de la victoire.

Cette année, avec la municipalité de Saint-Marc du Désert une cérémonie se déroulera au cimetière avec le dévoilement d’une plaque rappelant qu’en ce lieu furent inhumés Marcus Garbarz et Georges Tompousky, fusillés le 30 avril 1942 au terrain du Bêle à Nantes, ils étaient internés au camp de Choisel à Châteaubriant. Cette plaque portera aussi les noms de Marcel Bosquet, Jean Fraix, Guy Lelan et Camille Lacazette, FTP nantais du « procès » des 16, fusillés le 25 août 1943 au terrain du Bële et inhumés, comme leurs camarades, clandestinement par les nazis, dans ce cimetière.
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À l’issue de la cérémonie, nous irons nous recueillir devant la stèle en mémoire des déportés et fusillés du dernier convoi parti de Rennes, le 3 août 1944. Une première évasion de 31 prisonniers eu lieu à St Mars du Désert, mais quatre furent rattrapés et exécutés en ce lieu.

Nous nous souviendrons également de la famille Tattevin qui était installée à St-Mars-du-Désert depuis la fin 1940. Henri Tattevin, membre de Libé-Nord, était l’un des responsables de l’Armée secrète pour le Nord de la Loire-Inférieure. Il avait participé, avec son fils Maurice, à la constitution du groupe Bocq-Adam, premier groupe de résistance constitué à Nantes en septembre 1940 et rattaché par la suite au réseau du Musée de l’Homme. Henri a hébergé de nombreux clandestins, dont le commandant Philippe Glajean, commandant militaire du maquis de Saffré et neveu de Jean-Baptiste Daviais, président du Comité départemental de libération. Maurice, pour sa part, avait rejoint le maquis de Saffré avec le groupe de St-Mars en juin 1944. Il n’est pas présent lors de l’attaque du maquis, le 28 juin 1944, mais est arrêté par les Allemands à Petit-Mars. Jugé à St-Herblain avec 35 de ses camarades, dont 27 sont fusillés au château de la Bouvardière, Il est déporté et meurt à Dachau le 24 février 1945.

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